newsletter n°9 3

Toute ma carrière, on m’a souvent fait le même feedback :
“Tu es authentique.”

Etre authentique ? Ou porter un masque ? 

Et c’est vrai.
Je ne sais pas faire autrement.

Cette authenticité a parfois eu un coût.
Elle m’a exposée, m’a mise en décalage.

Mais jamais je n’aurais voulu la renier.

Parce que porter un masque a un coût bien plus grand.

Cela veut dire quoi au fond porter un masque  ? 

Un masque, ce n’est pas seulement “faire professionnel”.
C’est mettre à distance ses émotions.
C’est filtrer ses ressentis.
C’est jouer un rôle.
C’est sur-adapter son discours, son énergie, son comportement.

Et cela consomme une énergie folle.

Mais le plus grave n’est même pas là.

Tout ce que notre masque professionnel nous empêche de vivre, de faire…

Le masque coupe du lien.
Il coupe des signaux faibles.
Il coupe de la compréhension fine de l’autre.
Il coupe de la confiance.

Quand quelqu’un porte son masque, on ne peut pas entrer dans la coopération profonde.
Ni dans l’innovation.
Ni dans la vraie collaboration.

C’est perdant-perdant.

 

J’ai été particulièrement marquée un jour en rencontrant un collègue hors contexte professionnel.
Pour la première fois, j’ai vu tomber son masque.
Et j’ai découvert une profondeur, une sensibilité, une intelligence relationnelle que je n’avais jamais perçue.

Nous avons créé en quelques heures une intimité professionnelle que nous n’avions pas construite en plusieurs années.

Et j’ai ressenti un regret immense.

Tout ce que nous aurions pu bâtir ensemble si nous avions travaillé sans masque.

Tout le mois de mars, dans mes interventions, je parlerai de cela.
De posture naturelle, adapté et du masque.

Parce que derrière le masque, il y a l’énergie, le courage et la puissance d’être soi.

Et je suis convaincue d’une chose :

Le vrai levier de transformation n’est pas la stratégie.
C’est le niveau d’authenticité que l’on autorise dans le système.

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