Et si le temps n’était pas le problème ?

Une montre sans aiguilles

Et si le temps n’était pas le problème ?

Le temps… Il est au cœur de tant de nos conversations.

« Je n’ai pas le temps. »
« Le temps passe trop vite. »
« On manque de temps. »
« Quand j’aurai le temps… »

Pendant longtemps, j’ai moi aussi vécu dans cette course permanente. Le rythme professionnel, les obligations personnelles, les urgences… Chaque journée semblait trop courte.

Puis, un jour, tout s’est arrêté.

Je me suis retrouvée avec un bien étrange cadeau : du temps. Beaucoup de temps. Trop de temps, presque. Au point d’en avoir peur. Lorsque l’on a vécu longtemps dans l’accélération, le vide peut être déstabilisant.

Petit à petit, j’ai apprivoisé ce temps retrouvé.

J’ai commencé à prendre du temps pour moi. Puis j’ai construit mon agenda autour de ces moments, plutôt que d’essayer de les faire entrer dans les quelques espaces laissés libres. Cette logique a profondément changé ma manière de travailler et de vivre.

Bien sûr, je n’y parviens pas tous les jours. Les imprévus existent, les périodes de forte activité aussi. Mais une phrase de Stephen Covey m’accompagne régulièrement :

« Ce que vous ne planifiez pas consciemment sera occupé par l’urgence des autres. »

Cette citation résonne particulièrement dans mon métier.

Lorsque j’échange avec des responsables formation ou lorsque j’anime des formations managériales, j’entends très souvent la même phrase :

« Les managers n’ont pas le temps de se former. »

Et pourtant…

S’il est une responsabilité essentielle du manager, c’est justement de continuer à apprendre. Se former. Prendre du recul. Questionner ses pratiques. Réfléchir à son organisation. Car ce temps n’est pas du temps perdu : c’est un investissement qui permet ensuite d’en gagner beaucoup.

Une image me revient souvent en mémoire. Deux hommes poussent péniblement une brouette équipée de roues carrées. Un troisième leur propose simplement d’installer des roues rondes. Leur réponse est sans appel :

« Nous n’avons pas le temps, nous travaillons. »

Cette caricature nous fait sourire… jusqu’au moment où l’on réalise que nous faisons parfois exactement la même chose.

Nous continuons à pousser plus fort, plus vite, plus longtemps, au lieu de prendre quelques instants pour nous demander si une autre façon de faire n’existerait pas.

Alors, puisque le mois de juillet offre souvent un rythme un peu différent, je vous lance une invitation.

Et si vous ouvriez votre agenda pour y inscrire quelques contretemps ?

En musique, le contretemps est ce qui vient déplacer le rythme, créer une respiration, apporter une autre dynamique.

Pourquoi ne pas créer les vôtres ?

  • un temps de formation ;
  • un temps de réflexion stratégique ;
  • un temps pour analyser votre agenda et vos priorités ;
  • un temps pour laisser émerger les idées ;
  • un temps pour ne rien produire… afin de mieux créer ensuite.

Ces moments ne sont pas des parenthèses. Ils font partie du travail. Ils en sont même souvent la partie la plus féconde.

Le temps ne se trouve pas. Il se choisit.

Et parfois, les plus grands gains de temps commencent précisément par ces quelques heures que l’on ose enfin s’accorder.

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